Le
« day trading », soit la gestion journalière
d’actifs sur un marché boursier, a accueilli
un nouvel adepte en 2002 : la méthode One Trade. Presque
quatre ans plus tard, Trading Research Center, la société
anonyme de droit luxembourgeois qui a mis sur pied cette technique
de « trading », affiche un rendement pantagruélique
: + 366,6 pc ! Et ce, depuis le lancement du site le 29 avril
2002. Depuis le début de l’année 2006,
le rendement s’établit à 15,7 pc de croissance,
à comparer aux 6,62 pc du Bel 20, aux 7,03 pc du Dax
allemand ou encore aux 4,05 pc du Nasdaq. Bref, One Trade
bat tous les indices.
Comment est-ce possible ? « Nous travaillons sur
le Nasdaq », explique Jan Vansinte (à gauche
sur notre photo), cofondateur, avec Nicolas Meunier, de Trading
Research Center. « Notre méthode consiste
à examiner les données des titres qui y sont
cotés. Nous analysons leur volatilité moyenne
sur 20 jours. Chaque jour, nous avons donc une valeur vedette
sur laquelle nous misons. » Peu importe que le
marché soit bien ou mal orienté, ce qui compte
pour les gestionnaires de One Trade, c’est de capturer
une partie de la volatilité de l’action du jour.
Comment ? Si les indicateurs prévoient une hausse du
cours de cette action, ils passent un ordre d’achat.
Si, au contraire, le système qu’ils ont mis en
place indique que la probabilité est de voir le titre
baisser, ils vendent à découvert. «
On peut donc jouer à la hausse comme à la baisse
», résume Nicolas Meunier.
En fait, c’est à une véritable spéculation
que se livrent les « day traders » qui ont adopté
la méthode One Trade. Chaque jour, peu après
l’ouverture de Wall Street, ils entrent dans une position
(comprenez : ils achètent ou vendent à découvert
une certaine quantité de l’action du jour) à
un moment déterminé par le système en
fonction de paramètres tenant compte de la volatilité.
Dès que le cours atteint une hausse (ou une baisse)
de 0,7 pc, ils sortent de la position. One trade prévoit
aussi un palier dit de « reversal ». Si au lieu
de grimper, l’action baisse jusqu’à atteindre
ce palier, le « trader » renverse sa position
: il revend ce qu’il a acheté et, en plus, vend
à découvert, ce qui le place dans une nouvelle
position. La même technique s’applique évidemment
si le cours atteint le palier à la hausse alors que
l’on spéculait sur une baisse.
Bientôt
une deuxième méthode...
La méthode est-elle fiable
? « Depuis que One Trade existe, les résultats
sont au rendez-vous », avance Jan Vansinte. L’orientation
du marché ne semble pas du tout prépondérante
: entre avril et octobre 2002, le Nasdaq a connu un cycle
baissier alors que One Trade enregistrait une bonne performance.
Par la suite, la (légère) hausse de l’indice
technologique américain a été nettement
surclassée par One Trade. « Tous les résultats
sont vérifiables sur les sites officiels, rien n’est
truqué », assure Jan Vansinte. Evidemment,
les gains du passé ne présument pas de l’avenir
: la méthode consiste à miser sur une seule
action, ce qui reste le type de placement le plus risqué.
Est-ce cher ? « Il faut
venir avec un minimum de 30 000 dollars », explique
Jan Vansinte. Avant d’accepter un candidat « trader
», Nicolas Meunier et lui vérifient si la personne
peut se permettre de jouer en bourse. Et une formation (3
600 € de frais, logiciel et service de suivi compris)
est aussi au menu.
Actuellement,
de 50 à 60 personnes utilisent quotidiennement One
Trade.
Le
succès est tel que ses fondateurs la fermeront bientôt,
pour éviter que l’affluence ne nuise aux résultats.
Pour les candidats, pas de panique : les fondateurs de la
plate-forme mettront bientôt sur pied un deuxième
méthode de « trading ». Trading Research
Center ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.