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Trading Research Center dans L'Echo

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Article paru dans l'Echo du samedi 17 au lundi 19 mai 2003

Le day-trading conserve ses adeptes
mais n'est pas à la portée de tous


Jan Vansinte, cofondateur avec Nicolas Meunier de
Trading Research Center

Trading Research Center a développé une méthode de day-trading basée sur la volatilité, la liquidité et un indicateur technique


Posséder un capital minimum et des nerfs d'acier est indispensable pour tout day-trader.

Très en vogue à la fin des années nonante, le daytrading (achat et vente d'une même action à quelques heures d'intervalle) est tout à fait passé de mode et a même assez mauvaise presse. Il est vrai que depuis l'effondrement des actions technologiques, de nombreux petits investisseurs spéculant au jour le jour sur des sociétés soi-disant merveilleuses ont perdu beaucoup d'argent. Cela a découragé à jamais une large tranche d'investisseurs.

Pourtant, le day-trading n'a pas disparu et attire encore des adeptes, y compris des professionnels, dont Trading Research Center, une SA luxembourgeoise spécialisée en day-trading. Elle a la particularité d'avoir entamé ses activités en juillet 2001, c'est-à-dire juste après les années folles des Bourses. Cela ne l'empêche pas de s'en sortir plutôt bien grâce à une méthode précise, disponible depuis avril 2002 et baptisée "One Trade", permettant en théorie de gagner aussi bien en cas de marchés haussiers que baissiers.

Qualités humaines

Les deux fondateurs de Trading Research Center, Jan Vansinte et Nicolas Meunier, ont longuement cherché avant de mettre au point une méthodologie efficace de day-trading se basant sur des indicateurs techniques. Ils insistent toutefois beaucoup sur la manière dont le day-trading doit être appliqué et avec quels objectifs. "Le day-trading requiert avant tout de grandes qualités humaines. La première d'entre elles est sans doute de savoir faire abstraction de ses sentiments au moment de passer un ordre en Bourse", expliquent-ils. Ils ajoutent que la cupidité ou la peur causent régulièrement des dégâts et que seuls les plus forts mentalement s'en sortent.

"Pour faire abstraction de ses sentiments, il est indispensable que les capitaux consacrés au day-trading ne soient pas de l'argent dont on a besoin pour vivre. Lorsque l'on se trouve dans une situation difficile, on commet des erreurs et on perd", insistent-ils, parlant d'expérience. "Résister à la pression est en effet terriblement difficile."

Côté objectifs, Jan Vansinte est optimiste mais pas euphorique: "Avec notre méthode, vous gagnerez peut-être 100% par an, mais pas 600%. Cela peut paraître étonnant, mais on a vu beaucoup de day-traders "professionnels" promettre de tels chiffres. C'est bien entendu de l'arnaque et cela a malheureusement nui à la réputation du day-trading."

Comment ça marche?

La méthode de day-trading élaborée par Trading Research Center répond à des critères très précis et peut théoriquement être appliquée par n'importe qui. Le principe de base est le suivant:

Chaque jour, avant l'ouverture de la Bourse américaine, les clients de la société sélectionnent l'action sur laquelle ils agiront et dans quel sens (soit un achat, pour profiter d'une hausse du cours, soit une vente à découvert, pour profiter d'une baisse). Sans entrer dans les détails, cette action est sélectionnée en fonction de critères de liquidité et de volatilité. Ce sera obligatoirement une action membre de l'indice Nasdaq 100. "La plate-forme électronique du Nasdaq et la liquidité de ses grandes valeurs permettent en effet d'acheter ou vendre à tout instant, ce qui est indispensable", explique Nicolas Meunier.

Il convient alors d'être attentif dès l'ouverture du marché américain (15h30 heure belge) à un indicateur technique particulier évoluant en continu. Au moment précis où cet indicateur donnera un signal, on passera l'ordre. A partir de là, on attendra simplement d'avoir gagné 1,5% avant de dénouer l'ordre (vendre ce que l'on a acheté ou acheter ce que l'on a vendu). Et si l'on a perdu 1,5%, on dénouera également l'ordre pour limiter sa perte. Si à 16h30 le seuil de 1,5% de gain ou perte n'a pas été atteint, on dénouera de toute façon l'ordre. De cette manière, le trading ne prend jamais plus d'une heure par jour et peut même se limiter à quelques minutes. "Cette limitation de la durée est importante. Elle permet à nos clients de faire d'autres choses que du trading et limite la période de stress intense", explique Meunier.

Frais et capital minimum

On peut maintenant se demander si tous les bénéfices engrangés par le day-trading ne s'envolent pas en frais de courtage. "Cela serait en effet le cas sur des Bourses européennes, mais pas sur le Nasdaq, où les frais sont moindres", rassure Vansinte. En passant par le courtier luxembourgeois WH (le seul francophone qui propose l'accès direct au Nasdaq), on ne paie que 18 dollars par transaction. Il faut encore y ajouter 0,5 USD de "SEC fees" et 0,003 USD par action pour l'intermédiaire américain (INCA). Pour une opération portant sur 1.000 actions à 25 USD, cela fait un total de 21,5 dollars de frais. Multipliés par deux (nombre d'opérations par jour), cela fait 43 USD, soit 0,17% du capital. Ce n'est donc pas un obstacle majeur à condition de disposer de ce capital minimum de 25.000 dollars. Ce minimum est d'ailleurs une obligation légale aux USA pour pratiquer le daytrading.

On comprendra que ceux qui disposent de cette somme seront prêts à débourser 600 euros (une seule fois) pour accéder à la précieuse méthode. L'accompagnement facultatif est gratuit.

Convivialité

Un des points forts de Trading Research Center est assurément le suivi et l'aide qu'il propose à sa centaine de clients. Le tout est fait de manière particulièrement conviviale, comme on peut le constater sur le forum du site, dont une partie est réservée aux abonnés et l'autre est accessible à tout le monde. Loin d'être livré à soi-même, on sait à qui on s'adresse et on reçoit tous les jours les commentaires des deux compères, qui, signalons-le, engagent leurs fonds personnels chaque jour. Leur convivialité est bienvenue avant, pendant et après l'heure pour le moins stressante que l'on est amené à vivre chaque jour.

Mais répétons-le encore pour conclure: le day-trading n'est pas fait pour tout le monde et ne doit s'envisager qu'avec de l'argent sur lequel on ne compte pas pour vivre. Quant aux résultats obtenus, ils dépendent essentiellement de la capacité de chacun à se conformer aux règles établies à l'avance, "ce qui n'est pas donné à tous", admettent les fondateurs.

Démonstration concluante malgré une perte

Afin de nous rendre compte de la manière dont se déroule le day trading façon Trading Research Center, nous avons assisté à une démonstration bien réelle.

Quelques heures avant l'ouverture du Nasdaq, Nicolas Meunier a mis en route le logiciel de tri baptisé TRC Scanner et en a retiré une valeur sur laquelle agir. Il s'agissait pour cette séance de Novellus Systems, qu'il fallait acheter au moment du déclenchement du signal. Connectés à la plate-forme du Nasdaq dès l'ouverture à 15h30, nous avons attendu le déclenchement de l'indicateur technique concerné (c'est tous les jours le même indicateur qu'il faut suivre). Cela s'est produit vers 15h45, moment où nous avons acheté 900 Novellus à 28,65 dollars. Elle a ensuite grimpé jusqu'à +1%, puis baissé jusqu'à -0.8%, mais sans jamais atteindre l'écart déterminant des 1,5%. A 16h30 très précises (à la seconde près), l'opération a dès lors été dénouée par la vente des 900 titres à 28,48 dollars.

Le résultat du jour a donc été une perte de 0,59%. Il faut ajouter des frais de 42,4 dollars, ce qui porte la perte à 0,76%. " C'est la preuve qu'on ne gagne pas tous les jours. Mais au moins, la perte a-t-elle été minime ", explique Jan Vansinte. Pour l'anecdote, l'indice Nasdaq 100 a perdu 0,96% ce jour-là et Novellus Systems a reculé de 2,71% ! " Un des nombreux avantages du day-trading est que l'on se rend vraiment compte de ce que l'on gagne ou perd. Ce n'est pas le cas de l'investisseur classique qui ne regarde les cours qu'une fois par mois ", ajoute-t-il.

Si l'opération du jour ne s'est pas soldée par un gain, il nous a toutefois été permis de constater que le mécanisme est bien rôdé et que la vitesse d'exécution est réellement impressionnante. Il est vrai que les actions du Nasdaq 100 sont très liquides et qu'il est donc possible de vendre dans la seconde sans le moindre problème. Voilà déjà un risque éliminé.

L'Echo, Xavier OLDENHOVE

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