Le day-trading est une méthode d’ «
investissement » à part entière
qui n’est réservée qu’aux
plus avertis. De fait, il s’agit de jouer au mieux
sur les fluctuations boursières journalières,
sans tenir compte nécessairement des fondamentaux
de l’action que l’on achète ou vend.
La
technique
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Nicolas
Meunier et Jan Vansinte
(Trading Research Center) devant leurs
outils de travail. |
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One
Trade fait partie de cette catégorie d’investissement.
Mise au point par deux passionnés de la Bourse,
Jan Vansinte et Nicolas Meunier, cette
méthode a pour objectif de réaliser des
plus-values régulières en n’opérant
que sur la première heure de transaction. La
technique consiste d’abord à sélectionner
des valeurs qui satisfont à des critères
de liquidités et de volatilité. Les meilleures
(généralement du Nasdaq 100) sont retenues
et, en observant leurs indicateurs techniques et leur
cahier des charges, le « One Trader » déterminera
s’il doit jouer l’action à la baisse
(« short ») ou à la hausse («
long »), et à quel moment précis.
Une fois l’achat (ou la vente) effectué,
il ne reste qu’à suivre l’évolution
du cours sur la première heure de cotation. Trois
« sorties » sont possibles. Dans le meilleur
des cas, l’objectif de gain est atteint et on
vend l’action. Dans le pire des cas, le stop-loss
limitera les pertes. Si aucun de ces niveaux n’est
atteint, il faudra vendre après une heure de
transactions.
Depuis le mois de février, l’objectif de
gain se monte à 0,7 % car la volatilité
des marchés n’est plus aussi élevée.
Mais il faut actuellement appliquer un effet de levier
de 1,5 pour que le return reste intéressant.
« One Trade est une méthode évolutive
qui s’adapte aux conditions du marché »,
commente Jan Vansinte. « Nous la mettons à
jour régulièrement afin d’obtenir
le meilleur return possible ». Avant, l’objectif
de gain se montait à 1 %. Et jusqu’en mai
2003, il était fixé à 1,6 %.
Les
résultats
La technique n’est pas aussi simple qu’il
n’y paraît et une bonne formation est nécessaire
afin de pouvoir faire ses plus grosses erreurs avec
de l’argent virtuel plutôt qu’avec
son propre argent. Jan Vansinte et Nicolas Meunier,
via leur société Trading Research
Center (www.trc.lu), permettent
ainsi aux futurs One Trader de se familiariser avec
la technique et d’en aborder toutes les subtilités,
trop nombreuses pour être énumérées
ici.
Evolution
des returns bruts de One Trade depuis
le 29 avril 2002
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La
règle la plus importante de One Trade, outre
les précautions d’usage et le fait qu’il
faille investir au minimum 20 à 25.000 USD afin
que les frais ne prennent pas une proportion énorme,
est de respecter toutes les règles sans laisser
de place à l’émotion. La gestion
du mental est au moins aussi importante que la méthode
et c’est seulement en bannissant toute émotion
que les returns réels pourront atteindre les
returns théoriques. Et la méthode semble
payante puisque, depuis le début de l’année,
elle a réalisé à masse égale
un return brut de 56,66 % (+266,09 % depuis le 29 avril
2002, voir graphique). En termes nets, en tenant compte
de frais de transaction de 0,15 % par jour, le return
atteindrait un excellent 26 % depuis le début
de l’année. Et plus l’argent investi
est important, plus le return net sera élevé
(les frais sont forfaitaires pour la plupart). Pas mal
pour une heure de travail par jour. Mais, une fois encore,
connaissance et expérience sont nécessaires
pour éviter de se brûler les doigts. Si
One Trade réalise 80 % de jours gagnants ou à
l’équilibre, l’émotion pourrait
faire chuter ce chiffre de manière dramatique.